Qu'est-ce que Essai de cyclage thermique ?
Essai de fiabilité qui applique de façon répétée des températures hautes et basses pour évaluer la fatigue des joints de brasure ainsi que la fissuration ou le délaminage du boîtier dus aux différences de dilatation thermique entre matériaux.
Nom japonais: 温度サイクル試験
« Essai de cyclage thermique » apparaît dans 2 questions d'entraînement réparties sur 1 thèmes, dont Fiabilité.
Domaine: Fiabilité
Déformations dues aux dilatations différentes
Un boîtier de semi-conducteur est fait de matériaux aux coefficients de dilatation thermique différents : la puce en silicium, le composé de moulage, la grille de connexion ou le substrat, la brasure et la carte de circuit imprimé. Le coefficient du silicium est faible, environ 3 ppm/K, tandis que la carte et la brasure se dilatent plusieurs fois plus ; chaque variation de température transforme donc la différence de dilatation en déformation des joints et des interfaces. Chaque cycle de déformation est faible, mais la répétition fait progresser la fatigue du métal jusqu'à l'apparition de fissures. Le cyclage thermique concentre cette répétition sur une courte période et détermine au bout de combien de cycles la défaillance survient.
Choc thermique, cyclage en puissance et estimation de la durée de vie
Les essais de choc thermique appliquent des variations de température plus rapides que le cyclage thermique en déplaçant rapidement les échantillons entre des enceintes chaude et froide ou en les plongeant dans des liquides. Le cyclage en puissance échauffe les composants en y faisant passer du courant plutôt qu'en les chauffant de l'extérieur, en répétant des cycles marche-arrêt ; il est important pour évaluer les modules de puissance. Pour estimer la durée de vie sur le terrain à partir des résultats de cyclage thermique, on utilise la relation de Coffin-Manson, dans laquelle le nombre de cycles jusqu'à la défaillance est inversement proportionnel à une puissance de l'amplitude de température. Pour la brasure, cette puissance serait voisine de 2, si bien que diviser par deux l'amplitude de température multiplie environ par quatre la durée de vie en cycles.
Questions fréquentes
Quelle différence entre cyclage thermique et essai de choc thermique ?
Les deux alternent températures hautes et basses, mais l'essai de choc thermique applique des variations plus brusques, par exemple en déplaçant les échantillons entre des bains liquides. Le cyclage thermique fait varier la température dans l'air et maintient chaque extrême un temps fixé ; il évalue surtout la fatigue des joints due à la répétition.
Quelles plages de température sont typiques pour le cyclage thermique ?
Par exemple, −55 à 125 °C ou −65 à 150 °C sont typiques. La plage et le nombre de cycles dépendent de la norme applicable, de la classe de température du produit et du fait que l'essai porte sur des composants seuls ou sur des pièces montées sur carte.
Comment estime-t-on la durée de vie sur le terrain à partir des résultats de cyclage thermique ?
La relation de Coffin-Manson donne un facteur d'accélération à partir du rapport des amplitudes de température en essai et sur le terrain. Pour la brasure, l'exposant serait voisin de 2, et en pratique on utilise des modèles qui tiennent compte aussi des différences de température moyenne et de nombre de cycles par jour.