Sécurité matérielle : évolutions récentes

Pour une attaque par injection de fautes, quelle association des caractéristiques des méthodes par laser et des méthodes par impulsions électromagnétiques est correcte ?

  1. ALe laser est souvent appliqué en lumière proche infrarouge par la face arrière d'une puce décapsulée et permet de choisir très précisément l'endroit visé. Les impulsions électromagnétiques sont appliquées par une bobine et fonctionnent parfois sans décapsulation, mais la zone touchée est relativement large
  2. BLe laser traverse la résine du boîtier, ce qui permet d'atteindre un transistor choisi sans décapsuler la puce. Les impulsions électromagnétiques ne fonctionnent que si la puce est meulée pour exposer les interconnexions
  3. CLe laser comme les impulsions électromagnétiques élèvent brusquement la température d'une partie de la puce et font fondre des interconnexions ou des transistors, modifiant le fonctionnement du circuit par un dommage permanent
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Réponse : A. Le laser est souvent appliqué en lumière proche infrarouge par la face arrière d'une puce décapsulée et permet de choisir très précisément l'endroit visé. Les impulsions électromagnétiques sont appliquées par une bobine et fonctionnent parfois sans décapsulation, mais la zone touchée est relativement large

La largeur de bande interdite du silicium est d'environ 1,12 eV, et la lumière de longueur d'onde supérieure à environ 1,1 µm n'est presque pas absorbée. La lumière proche infrarouge autour de 1 µm, faiblement absorbée, pénètre profondément depuis la face arrière d'un substrat aminci et est en partie absorbée près des transistors, où elle crée des paires électron-trou. La face avant est couverte de nombreuses couches d'interconnexions métalliques ; l'injection de fautes par laser se fait donc généralement par la face arrière, et le photocourant fait dysfonctionner des transistors ou des cellules SRAM précis. Avec les impulsions électromagnétiques, un fort courant traverse brièvement une bobine pour créer une forte variation du champ magnétique, qui induit des tensions dans les interconnexions et le réseau d'alimentation de la puce et provoque des dysfonctionnements. Les contre-mesures combinent des capteurs qui détectent la lumière ou les champs électromagnétiques, la duplication des calculs critiques et des mécanismes qui effacent les clés lorsque des erreurs sont détectées.

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  1. Une tentative d'injection de fautes réussit avec une probabilité de 0,1 % à chaque fois, et les résultats des tentatives sont indépendants. Quelle valeur est la plus proche de la probabilité d'au moins un succès en 1000 tentatives ?
  2. Supposons qu'une vérification de signature du firmware soit sautée par une seule tentative d'injection de fautes avec une probabilité de 1/1000. La même vérification est désormais effectuée à deux endroits, de sorte que l'attaque ne réussit que si les deux sont sautées. Si une tentative peut viser les deux endroits à la fois et que chacun est sauté indépendamment avec une probabilité de 1/1000, quelle est l'espérance du nombre de tentatives jusqu'au succès de l'attaque ?
  3. Parmi les TEE utilisés en informatique confidentielle, quelle affirmation décrit correctement la différence entre les TEE de type VM, qui protègent une machine virtuelle entière (comme AMD SEV-SNP et Intel TDX), et ceux de type enclave, qui protègent une partie d'une application (comme Intel SGX) ?
  4. Pourquoi, dans les TEE de type VM, le seul chiffrement de la mémoire de la machine virtuelle a-t-il été jugé insuffisant, au point d'ajouter des mécanismes protégeant l'intégrité de la mémoire, comme dans AMD SEV-SNP ?
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