Sécurité matérielle : évolutions récentes
Pourquoi, dans les TEE de type VM, le seul chiffrement de la mémoire de la machine virtuelle a-t-il été jugé insuffisant, au point d'ajouter des mécanismes protégeant l'intégrité de la mémoire, comme dans AMD SEV-SNP ?
- AMême avec une mémoire chiffrée, l'hyperviseur gère la clé de la machine virtuelle et peut s'en servir pour déchiffrer librement la mémoire hors du CPU
- BLe chiffrement divise par deux la mémoire utilisable par la machine virtuelle, ce qui multiplie les échanges de pages
- CMême sans pouvoir lire le contenu, l'hyperviseur peut modifier la correspondance des pages ou réécrire un ancien texte chiffré, et perturber ainsi le fonctionnement de la machine virtuelle
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Réponse : C. Même sans pouvoir lire le contenu, l'hyperviseur peut modifier la correspondance des pages ou réécrire un ancien texte chiffré, et perturber ainsi le fonctionnement de la machine virtuelle
Avec les premiers chiffrements de la mémoire, l'hyperviseur ne pouvait pas lire le texte chiffré, mais il pouvait faire correspondre les pages de la machine virtuelle à d'autres emplacements, réécrire un ancien texte chiffré enregistré auparavant (rejeu) ou corrompre le texte chiffré. Lorsque le texte chiffré est modifié, le résultat déchiffré devient simplement une valeur imprévisible ; la machine virtuelle ne remarque donc pas la falsification, et des travaux de recherche ont montré des attaques s'appuyant sur ce point. Dans SEV-SNP, le CPU vérifie une table (la RMP) qui enregistre, pour chaque page physique, la machine virtuelle propriétaire et l'adresse correspondante, et empêche l'hyperviseur d'écrire dans les pages d'une machine virtuelle ou d'en intervertir les correspondances. D'après les documents publics du milieu des années 2020, les attaques physiques avancées, comme la manipulation directe du bus mémoire en fonctionnement, sortent du périmètre protégé par SEV-SNP.
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